A nos ancêtres voyageurs

 

Claude-Joseph Vernet – Musée national de la Marine. Vue du Port de La Rochelle, prise de la petite Rive. Date: 1762.

Rose-Marie m’a appelée car elle souhaite participer à un atelier d’écriture.

Elle me raconte qu’elle est l’arrière-arrière petite-fille d’un grand voyageur et qu’il lui a légué ses carnets.

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais voilà, il se fait qu’elle est photographe et qu’elle a eu l’idée, à l’âge de la retraite, de sillonner le monde en suivant les traces de son ancêtre.

 

 

 

DES CARTES POSTALES JAMAIS RECUES…

Je l’envie d’avoir reçu ce cadeau pour le moins original et je suis tellement enthousiaste en l’écoutant qu’elle m’inspire un atelier qui sera dédié à nos ancêtres voyageurs.

Ce sera l’occasion d’écrire des cartes postales jamais reçues, des lettres imaginaires, des cartes géographiques inventées, des descriptions de paysages, des vrais des faux, des portraits sur le vif, des haïkus, des kàsàlàs…

Bref, une salade de mots exotiques et sensuels pour amateurs de hors pistes, amoureux de l’étrange(r), flâneurs impénitents, mélancoliques bons vivants, collectionneurs d’objets hétéroclites, preneurs de sons et d’images qui auraient envie de se rencontrer et de composer ensemble un récit foisonnant, extravagant, élégant et précieux comme un souvenir, une fragrance, un geste furtif et affectueux, une présence discrète et familière, quoiqu’invisible à nos yeux de chair.

 

Activation de synchronicités

    Nous nous percevons selon une image qui trouve son origine dans nos conditionnements, explique Jean-Pascal Debailleul, coach et conteur. Ainsi, les questions vitales de notre vie sont-elles souvent difficiles à résoudre.

Sa proposition ? Quitter le positionnement qui nous fait tant souffrir et appeler des réponses du champ quantique. Une clé d’activation du processus est de faire comme si notre cœur avait trouvé satisfaction.

Cette posture attire littéralement des informations dont il faut être à l’écoute. Nous allons devoir faire face à toutes nos résistances au changement et à nos peurs !

Cette dynamique activatrice de synchronicités s’accompagne en effet d’une accélération qui va être porteuse d’opportunités. Le problème est qu’elles sont rarement celles que nous attendions…

Que ce soit un voyage, un déménagement, une promotion, une rencontre… Surprenant, inattendu est le maître mot. Il va falloir continuer à maintenir la fréquence du questionnement et se lancer dans l’aventure proposée, y compris la plus déraisonnable.

Se protéger des assauts internes tels que la peur, le désir de contrôler, la volonté, l’attachement au résultat est indispensable.

Pour Jean-Pascal Debailleul, il faut faire un travail de dépassement initiatique, et s’ajuster à ce monde du Tout possible.

 

Comment ? En apprenant à vivre en abandon face à que l’on ne comprend pas.

 

Nous en avons la capacité, il existe au cœur de nos cellules un modèle d’accomplissement, notre propre modèle de croissance. C’est notre ADN qui sait, pas notre mental trop étroit.

 

S’ouvrir à la sagesse des contes

                                     Fée, où êtes-vous ?

Jean-Pascal Debailleul, conteur et coach, anime des ateliers autour de la pratique de la synchronicité par les contes.

Leur dynamique narrative repose sur une série de synchronicités qui provoque une profonde transformation du personnage central, perçue souvent comme irrationnelle.

Le héros se trouve dans une impasse, mais il est habité d’une nécessité impérieuse. Se présente alors à lui une vielle femme, un chat «botté», lui dévoilant soudain des aspects inattendus de la situation, et de sa personnalité.

Nous vivons, la plupart du temps, de façon limitée. Or, nous sommes au cœur d’un champs quantique d’informations disponibles. Comment y accéder ?

 

 

Les contes sont porteurs d’un modèle de synchronicités actives, répond Jean-Pascal Debailleul.

 

En comprendre le fonctionnement, nous appuyer sur les clés de sagesse fournies par les contes, permet l’accomplissement de nos souhaits les plus chers.

Ce sont souvent les situations en apparence désespérées, comme lorsque le fils du meunier se retrouve sans héritage à la mort de son père, qui nous obligent à nous intéresser à notre grand rêve d’accomplissement et à nous mettre en quête !

Les questions vitales de notre vie sont souvent douloureuses, difficiles à résoudre, et donnent lieu à toutes sortes de conflits dans lesquels nous nous enlisons, remarque Jean-Pascal Debailleul. Quitter ce positionnement qui nous fait tant souffrir c’est appeler ardemment des réponses du champ quantique.

Une clé d’activation du processus est de faire comme si notre cœur avait trouvé satisfaction : cette posture attire  littéralement les informations qui s’avèreront bénéfiques.

 

Jubilatoire

 

Je dis toujours à mes élèves, surtout les dix-onze ans, ceux qui sont en train de devenir des petits connaisseurs du monde :

« Débranche ton esprit logique qui pense que 1 + 1 = 2. Ouvre ton esprit à la possibilité que 1 + 1 = 48, ou une Mercédes Benz, ou une tarte aux pommes, un cheval bleu ».

Ne raconte pas ton autobiographie avec des faits : j’ai onze ans, je suis un garçon, j’habite à Owatonna, j’ai une mère et un père.

Dis-moi qui tu es vraiment : « Je suis le givre sur la vitre, le cri d’un jeune loup, un frêle brin d’herbe« .

 

                                                Oublie qui tu es.

                                                                                                                            Disparais dans tout ce que tu regardes.

 

Deviens entièrement chaque émotion que tu ressens, brûle en entier avec elle. N’aies pas peur, rapidement ton ego deviendra anxieux et mettra fin à cette extase.

Mais si tu peux saisir le sentiment, l’odeur ou la vision par des mots au moment où tu es un avec lui, vraisemblablement, tu auras  un très bon poème.

Et puis, tu retombes à nouveau sur terre. Seule l’écriture garde la grande vision.

Voilà pourquoi nous devons encore et toujours retourner à des livres, de bons livres, et lire et relire les visions de qui nous sommes, de comment nous pouvons être : cette lutte qu’on livre tous les jours en tant qu’êtres humains pour nous traiter nous-mêmes avec compassion, et montrer de la gentillesse les uns envers les autres.

 

Les Italiques jubilatoires, La créativité par l’atelier d’écriture, Nathalie Goldberg

 

Nos petites musiques intérieures

 

Le 8 avril

Pas de pré-requis si ce n’est la curiosité et l’envie de participer à une activité qui réveillera votre créativité ou qui lui donnera des ailes.

Ce sont les écrivains et leurs œuvres qui nous guideront pas à pas sur le chemin de la création.

Nous inventerons des personnages, inscrirons une action dans l’espace-temps, ferons rebondir une intrigue …

Nous explorerons des formats courts : la liste, l’annonce, le slam, le haïku, la micro fiction, le monologue, le dialogue, la poésie, la lettre, le conte…

 

Avec des oreilles bienveillantes, nous écouterons nos petites musiques intérieures et ferons délicatement connaissance avec nos qualités d’auteurs et d’autrices.

 

Deux stages d’initiation sont proposés cet été, de 10 à 17h : les 10-11 juillet ou les 13-14 juillet.

 

Ecrire, peindre, chanter pour Vivre

L’Art qui relie

« Il n’est guère besoin d’être soldat, ni de visiter un camp de réfugiés au Congo ou en Syrie, pour être confronté au traumatisme. Tout un chacun est concerné, ses amis, sa famille, ses voisins. », écrit le psychiatre Bessel Van der Kolk dans Le corps n’oublie rien (Albin Michel).

 

 

Le corps n’oublie rien

Le traumatisme survient lorsque nous sommes confrontés à des situations accablantes qui dépassent notre capacité à faire face ou à traiter les émotions qu’elles génèrent. Habituellement, les souvenirs sont stockés dans ce qu’on appelle la mémoire déclarative (la mémoire des choses dont on a conscience de se souvenir et que l’on peut exprimer par le langage), que l’on pourrait représenter comme une sorte de classeur virtuel dans lequel les événements de la vie sont organisés et classés selon différents types, et par ordre chronologique. Il est de ce fait facile de se rappeler et de décrire des souvenirs du passé.
Ce n’est pas le cas des événements traumatiques : parce qu’ils surviennent en situation de détresse extrême, ils ne peuvent être assemblés correctement et mémorisés comme un récit cohérent, et sont donc stockés dans la mémoire non déclarative, qui fonctionne de façon inconsciente et s’exprime autrement qu’avec des mots.
La mémoire déclarative des événements traumatisants est comme un classeur qui aurait été malmené par un ouragan – il ne subsiste que des enregistrements épars d’images visuelles et de sensations corporelles, sans narration cohérente de ce qui s’est passé.
Incapable de mettre en mots la mémoire non verbale et non déclarative du traumatisme, l’individu revit l’événement encore et encore, à mesure que des souvenirs inconscients refont surface, déclenchés par des odeurs, des images ou des sons qui rappellent le trauma originel.Cette situation maintient la personne dans un état d’hypervigilance, inondant son corps d’hormones de stress longtemps après la fin de l’événement traumatique, avec des effets néfastes sur sa santé mentale et physique. Les symptômes sont multiples : dissociation, colère, engourdissement, souvenirs envahissants, douleurs musculaires (ventre, cou, épaules) et fatigue.
Non traité, le traumatisme peut avoir des effets dévastateurs sur la vie des gens ; il est donc nécessaire de trouver de nouvelles techniques efficaces pour aider les personnes traumatisées à se souvenir des événements qui les ont marquées afin de pouvoir les traiter correctement et en finir avec le traumatisme. Les arts créatifs peuvent aider à y parvenir.
Une alternative aux médicaments

Jusqu’à présent, le modèle médical a joué un rôle clé dans le traitement des traumatismes. Le problème est que les médicaments ne peuvent s’attaquer à la racine du traumatisme et ne peuvent donc pas faire sortir l’individu de la boucle de la reviviscence. Les thérapies basées sur la parole, comme la psychothérapie, sont essentielles, mais des données récentes suggèrent    que les arts créatifs peuvent aussi jouer un rôle clé pour aider les individus à se remettre d’un traumatisme.

Que ce soit par le biais d’une image, d’une pièce de théâtre, d’une chanson ou simplement en gribouillant sur une feuille de papier, la créativité procure un espace où le traumatisme peut commencer à prendre un sens. Les événements traumatisants sont codés de façon non verbale ; par le biais d’images, de sons ou de métaphores, le processus créatif pourrait aider à les assimiler dans la mémoire déclarative. La recherche a montré que ce processus d’étiquetage des émotions négatives peut en atténuer l’effet menaçant. Ces effets bénéfiques ont été démontrés à plusieurs reprises.

L’écriture créative a par exemple été utilisée pour aider les jeunes réfugiés à se remettre de leur traumatisme pré et post-migratoire, lors de leur installation dans le pays hôte. Le théâtre a été utilisé pour traiter des soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique, tandis que la photographie a aidé à améliorer la santé mentale de femmes infectées par me VIH/Sida.Le recours à la créativité permet également de partager des événements traumatisants avec un public et de l’en faire témoin.

De cette façon, la personne touchée par un traumatisme peut l’extérioriser et partager avec les autres l’œuvre d’art qu’elle a créée. Cela l’aide à adopter un autre point de vue sur son traumatisme et à mettre une certaine distance entre elle et les événements. Grâce à ces discussions avec d’autres, les événements cessent progressivement de hanter l’individu traumatisé.Le poète Lemn Syssay a expliqué pourquoi il avait décidé de mettre en scène la lecture des dossiers psychologiques relatifs à son enfance traumatisante.

« C’est bizarre, mais je me sens bien sur scène, comme en famille. C’est la meilleure façon pour moi de regarder ces dossiers, je ne pourrais pas me trouver dans un endroit plus sécurisé. En parler ouvertement me met plus à l’aise, parce que quand j’étais tout seul, ils m’ont foutu en l’air. »

Les arts peuvent être aussi utilisés pour reconnecter les cultures et dissiper l’effet du traumatisme. Le théâtre social a notamment été efficace pour construire le dialogue entre des jeunes d’Israël et de Palestine.

 

Réparer les communautés divisées par les traumatismes

Les arts créatifs pourraient également contribuer à intégrer des traumatismes dits transgénérationnels ou transculturels, qui sont, respectivement, transmis d’une génération à l’autre, ou qui touchent et sont ressentis par des groupes ethniques spécifiques.

Un exemple de traumatisme transgénérationnel de ce genre figure dans le roman graphique Maus, d’Art Spiegelman dans lequel l’auteur raconte l’expérience de son père, survivant d’Auschwitz.

Dans cette œuvre, les Juifs sont dépeints sous les traits de souris et les Allemands sous ceux de chats. Selon moi, l’un des passages les plus forts est celui où Art Spiegelman rend visite à son père, Vladek. Assis ensemble à la table de la cuisine, le père insiste que son fils prenne des céréales périmées, qui appartenaient à son ex-femme, car il ne supporte pas l’idée de les jeter.
Il ne s’agit pas seulement d’une histoire témoignant d’un événement collectif traumatisant, mais aussi de la description de la relation entre un père et son fils, qui se réconcilient à mesure que les fragments d’un traumatisme indescriptible sont triés et mis en pages. Mon intérêt pour les arts créatifs en tant que thérapie découle de mes recherches sur l’élaboration d’interventions visant à améliorer le bien-être des réfugiés.
Lorsqu’un jour j’ai demandé à une femme venant du Moyen-Orient si nous devions organiser des cours d’écriture créative pour les réfugiés, elle m’a répondu qu’effectivement, il fallait le faire.Selon elle, le fait de mettre sa version des faits par écrit mettrait fin au traumatisme qui affectait aussi sa famille : « Si je garde ça à l’intérieur, cela devient un problème pour ma fille, et pour les générations futures aussi. »
Sa déclaration m’a fait réfléchir sur le fait que, malgré leur efficacité, les thérapies basées sur la parole doivent être intégrées à d’autres formes d’interventions, en particulier lorsqu’on travaille avec ceux qui ont du mal à verbaliser leurs histoires traumatisantes. Pour eux, l’art s’est montré très efficace.

 

This article was originally published in English. 

Voir https://theconversation.com/en-finir-avec-les-traumatismes-grace-a-la-peinture-lecriture-ou-la-chanson-107326

Pastel et fusain en live

UNE EXPO QUI JAZZE         

Les dessins originaux de la série Jazzmen seront exposés du 26/01 au 25/02/2018 à la Galerie MobileArt, 19 rue Xavier de Bue à Uccle.

Les visiteurs seront accueillis avec le sourire par l’artiste, Yves DruART, qui y planchera sur de nouveaux pastels et fusain au son de ses musiciens préférés : 

Miles Davis, John Coltrane, Bill Evans, Art Blakey, Chet Baker, Thelenious Monk, Charlie Mingus…

Portraits signés Yves DruART. Pastel et fusain en 54 sur 65 ou 70 sur 100 cm.
En savoir plus : www.yvesdruart.be

 

La magie de la Vie

Denis Cherim, Projet Coïncidence

 

Avec un œil pour des juxtapositions inhabituelles et des moments heureux et aléatoires où l’univers semble se synchroniser, le photographe Denis Cherim est là avec son appareil photo pour apercevoir ce que d’autres personnes ne peuvent pas voir.

Son Projet Coïncidence nous amène à faire un lien avec ce qu’écrivait Karl Gustav Jung et l’interview de Jean-Pascal Debailleul récemment publiée dans le magazine Inrees :

 

 

 

A mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s’est déshumanisé. L’homme se sent isolé dans le cosmos, car il n’est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente, avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques.

Le tonnerre n’est plus la voix irritée d’un dieu, ni l’éclair de son projectile vengeur. La rivière n’abrite plus d’esprits, l’arbre n’est plus le principe de vie d’un homme, et les cavernes ne sont plus habitées par des démons. Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l’homme et l’homme ne s’adresse plus à eux en croyant qu’ils peuvent l’entendre. Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l’énergie affective profonde qu’engendraient ses relations symboliques. Karl Gustav Jung

 

Nous vivons, la plupart du temps, de façon limitée. Or, nous sommes au cœur d’un champs quantique d’informations disponibles, mais nous ignorons bien souvent comment y accéder. Les contes sont porteurs d’un modèle de synchronicités actives, en comprendre le fonctionnement peut nous permettre de reproduire ses expériences, en nous appuyant sur des clés de sagesse. 

C’est parce que nous sommes dans l’attente d’une solution déterminante à une question essentielle que tout à coup il y a un alignement entre le monde du tout possible et notre réalité ! Comme le fils du meunier, dans le conte du Chat Botté, qui se retrouve sans héritage à la mort de son père. Ces situations en apparence « désespérées », nous obligent en quelque sorte à nous intéresser à notre grand rêve d’accomplissement, et à nous mettre en quête ! Alors la vie va nous donner des expériences spécifiques. Jean-Pascal Debailleul

Ecouter la sagesse des Contes, emprunter la Voie des Contes est une façon d’entrer dans cette dynamique et d’activer le processus pour vivre en grand la magie des synchronicités.  

 

 

Le grand jeu de l’écriture

 

 

Après la lecture d’un texte dans un groupe d’écriture,

 

 

souvent je fais faire ce que j’appelle un rappel :

en restant aussi près que vous le pouvez des mots exacts de ce qui a été dit et écrit, répétez un morceau du texte qui qui vous a paru fort.

Donnez des détails exacts : debout dans le champ, je me sentais plus seule qu’un corbeau. 

En plus de nous encourager à nous ouvrir et à accueillir ce qui a été dit, ce genre d’écoute attentive et sans jugement éveille des histoires et des images en nous. 

En écoutant de cette manière, on devient un miroir clair qui reflète la réalité, la nôtre et celle autour de nous.

Nathalie Goldberg, Les Italiques Jubilatoires

 

Je suis l’Espace

Photo Mark Dumbleton

 

Je ne suis ni mes pensées ni mes émotions ni mes perceptions sensorielles.

Je ne suis pas le contenu de ma vie.

Je suis l’espace dans lequel toutes ces choses s’inscrivent. 

Cette citation d’Eckhart Tolle me porte et me transporte depuis quelques jours.

Est-ce possible que la vie, cela soit aussi simple que ça ?

 

 

 

Je veux dire par là que, si je suis d’accord de ne pas être, ni mes pensées ni mes émotions ni mes perceptions sensorielles, si je cesse de m’identifier à tout cela, alors je comprends que la vie puisse se vivre simplement.

Sans drame.

Le contenu est une illusion, un rêve. Nous rêvons et nous croyons être les multiples facettes rencontrées dans ce rêve. Alors que nous sommes l’Espace dans lequel nos rêves s’inscrivent.

Quelle beauté !

Je veux dire par là, quelle Joie immense cela doit être de réaliser que, qui nous sommes réellement, c’est cette page blanche, ce champ de possibles, cette matrice qui accueille sans jugement.

Quelle liberté aussi !

Soudain, la vie m’apparaît avec plus de légèreté que jamais. C’est donc cela, ce vers quoi diriger mes pas, sans vouloir, gentiment, sans attente, en toute confiance.

Je comprends mieux combien il est précieux de ne pas chercher à obtenir un résultat, ne pas chercher à réussir, ou ne pas chercher à ne pas échouer.

Quand je peins, quand j’écris, ce n’est pas ma production qui importe. Il n’y a rien à authentifier, prouver, justifier.

Ce qui compte vraiment, c’est cette première fois, qui se renouvelle à chaque instant.

Lorsque je peins, je ressens très fort cette ouverture, cette possibilité d’un éternel recommencement avec… la même toile.

J’aime peindre. J’aime vivre !