Ecrire, peindre, chanter pour Vivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CORPS N’OUBLIE RIEN

« Il n’est guère besoin d’être soldat, ni de visiter un camp de réfugiés au Congo ou en Syrie, pour être confronté au traumatisme. Tout un chacun est concerné, ses amis, sa famille, ses voisins. », écrit le psychiatre Bessel Van der Kolk dans Le corps n’oublie rien (Albin Michel).

Le traumatisme survient lorsque nous sommes confrontés à des situations accablantes qui dépassent notre capacité à faire face ou à traiter les émotions qu’elles génèrent. Habituellement, les souvenirs sont stockés dans ce qu’on appelle la mémoire déclarative (la mémoire des choses dont on a conscience de se souvenir et que l’on peut exprimer par le langage), que l’on pourrait représenter comme une sorte de classeur virtuel dans lequel les événements de la vie sont organisés et classés selon différents types, et par ordre chronologique.

Il est de ce fait facile de se rappeler et de décrire des souvenirs du passé. Ce n’est pas le cas des événements traumatiques : parce qu’ils surviennent en situation de détresse extrême, ils ne peuvent être assemblés correctement et mémorisés comme un récit cohérent, et sont donc stockés dans la mémoire non déclarative, qui fonctionne de façon inconsciente et s’exprime autrement qu’avec des mots.

La mémoire déclarative des événements traumatisants est comme un classeur qui aurait été malmené par un ouragan – il ne subsiste que des enregistrements épars d’images visuelles et de sensations corporelles, sans narration cohérente de ce qui s’est passé. Incapable de mettre en mots la mémoire non verbale et non déclarative du traumatisme, l’individu revit l’événement encore et encore, à mesure que des souvenirs inconscients refont surface, déclenchés par des odeurs, des images ou des sons qui rappellent le trauma originel.Cette situation maintient la personne dans un état d’hypervigilance, inondant son corps d’hormones de stress longtemps après la fin de l’événement traumatique, avec des effets néfastes sur sa santé mentale et physique. Les symptômes sont multiples : dissociation, colère, engourdissement, souvenirs envahissants, douleurs musculaires (ventre, cou, épaules) et fatigue.

Non traité, le traumatisme peut avoir des effets dévastateurs sur la vie des gens ; il est donc nécessaire de trouver de nouvelles techniques efficaces pour aider les personnes traumatisées à se souvenir des événements qui les ont marquées afin de pouvoir les traiter correctement et en finir avec le traumatisme. Les arts créatifs peuvent aider à y parvenir.

Une alternative aux médicaments

Jusqu’à présent, le modèle médical a joué un rôle clé dans le traitement des traumatismes. Le problème est que les médicaments ne peuvent s’attaquer à la racine du traumatisme et ne peuvent donc pas faire sortir l’individu de la boucle de la reviviscence. Les thérapies basées sur la parole, comme la psychothérapie, sont essentielles, mais des données récentes suggèrent    que les arts créatifs peuvent aussi jouer un rôle clé pour aider les individus à se remettre d’un traumatisme.

Que ce soit par le biais d’une image, d’une pièce de théâtre, d’une chanson ou simplement en gribouillant sur une feuille de papier, la créativité procure un espace où le traumatisme peut commencer à prendre un sens. Les événements traumatisants sont codés de façon non verbale ; par le biais d’images, de sons ou de métaphores, le processus créatif pourrait aider à les assimiler dans la mémoire déclarative. La recherche a montré que ce processus d’étiquetage des émotions négatives peut en atténuer l’effet menaçant. 

Ces effets bénéfiques ont été démontrés à plusieurs reprises. L’écriture créative a par exemple été utilisée pour aider les jeunes réfugiés à se remettre de leur traumatisme pré et post-migratoire, lors de leur installation dans le pays hôte. Le théâtre a été utilisé pour traiter des soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique, tandis que la photographie a aidé à améliorer la santé mentale de femmes infectées par me VIH/Sida.

Le recours à la créativité permet également de partager des événements traumatisants avec un public et de l’en faire témoin. De cette façon, la personne touchée par un traumatisme peut l’extérioriser et partager avec les autres l’œuvre d’art qu’elle a créée. Cela l’aide à adopter un autre point de vue sur son traumatisme et à mettre une certaine distance entre elle et les événements. Grâce à ces discussions avec d’autres, les événements cessent progressivement de hanter l’individu traumatisé.

Le poète Lemn Syssay a expliqué pourquoi il avait décidé de mettre en scène la lecture des dossiers psychologiques relatifs à son enfance traumatisante.

« C’est bizarre, mais je me sens bien sur scène, comme en famille. C’est la meilleure façon pour moi de regarder ces dossiers, je ne pourrais pas me trouver dans un endroit plus sécurisé. En parler ouvertement me met plus à l’aise, parce que quand j’étais tout seul, ils m’ont foutu en l’air. »

Les arts peuvent être aussi utilisés pour reconnecter les cultures et dissiper l’effet du traumatisme. Le théâtre social a notamment été efficace pour construire le dialogue entre des jeunes d’Israël et de Palestine.

Réparer les communautés divisées par les traumatismes

Les arts créatifs pourraient également contribuer à intégrer des traumatismes dits transgénérationnels ou transculturels, qui sont, respectivement, transmis d’une génération à l’autre, ou qui touchent et sont ressentis par des groupes ethniques spécifiques.

Un exemple de traumatisme transgénérationnel de ce genre figure dans le roman graphique Maus, d’Art Spiegelman dans lequel l’auteur raconte l’expérience de son père, survivant d’Auschwitz. Dans cette œuvre, les Juifs sont dépeints sous les traits de souris et les Allemands sous ceux de chats. Selon moi, l’un des passages les plus forts est celui où Art Spiegelman rend visite à son père, Vladek. Assis ensemble à la table de la cuisine, le père insiste que son fils prenne des céréales périmées, qui appartenaient à son ex-femme, car il ne supporte pas l’idée de les jeter.

Il ne s’agit pas seulement d’une histoire témoignant d’un événement collectif traumatisant, mais aussi de la description de la relation entre un père et son fils, qui se réconcilient à mesure que les fragments d’un traumatisme indescriptible sont triés et mis en pages.Mon intérêt pour les arts créatifs en tant que thérapie découle de mes recherches sur l’élaboration d’interventions visant à améliorer le bien-être des réfugiés. Lorsqu’un jour j’ai demandé à une femme venant du Moyen-Orient si nous devions organiser des cours d’écriture créative pour les réfugiés, elle m’a répondu qu’effectivement, il fallait le faire. Selon elle, le fait de mettre sa version des faits par écrit mettrait fin au traumatisme qui affectait aussi sa famille : « Si je garde ça à l’intérieur, cela devient un problème pour ma fille, et pour les générations futures aussi. »

Sa déclaration m’a fait réfléchir sur le fait que, malgré leur efficacité, les thérapies basées sur la parole doivent être intégrées à d’autres formes d’interventions, en particulier lorsqu’on travaille avec ceux qui ont du mal à verbaliser leurs histoires traumatisantes. Pour eux, l’art s’est montré très efficace.

This article was originally published in English. 

Voir https://theconversation.com/en-finir-avec-les-traumatismes-grace-a-la-peinture-lecriture-ou-la-chanson-107326

Pastel et fusain en live

UNE EXPO QUI JAZZE         

Les dessins originaux de la série Jazzmen seront exposés du 26/01 au 25/02/2018 à la Galerie MobileArt, 19 rue Xavier de Bue à Uccle.

Les visiteurs seront accueillis avec le sourire par l’artiste, Yves DruART, qui y planchera sur de nouveaux pastels et fusain au son de ses musiciens préférés : 

Miles Davis, John Coltrane, Bill Evans, Art Blakey, Chet Baker, Thelenious Monk, Charlie Mingus…

Portraits signés Yves DruART. Pastel et fusain en 54 sur 65 ou 70 sur 100 cm.
En savoir plus : www.yvesdruart.be

 

La magie de la Vie

Denis Cherim, Projet Coïncidence

 

Avec un œil pour des juxtapositions inhabituelles et des moments heureux et aléatoires où l’univers semble se synchroniser, le photographe Denis Cherim est là avec son appareil photo pour apercevoir ce que d’autres personnes ne peuvent pas voir.

Son Projet Coïncidence nous amène à faire un lien avec ce qu’écrivait Karl Gustav Jung et l’interview de Jean-Pascal Debailleul récemment publiée dans le magazine Inrees :

 

 

 

A mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s’est déshumanisé. L’homme se sent isolé dans le cosmos, car il n’est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente, avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques.

Le tonnerre n’est plus la voix irritée d’un dieu, ni l’éclair de son projectile vengeur. La rivière n’abrite plus d’esprits, l’arbre n’est plus le principe de vie d’un homme, et les cavernes ne sont plus habitées par des démons. Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l’homme et l’homme ne s’adresse plus à eux en croyant qu’ils peuvent l’entendre. Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l’énergie affective profonde qu’engendraient ses relations symboliques. Karl Gustav Jung

 

Nous vivons, la plupart du temps, de façon limitée. Or, nous sommes au cœur d’un champs quantique d’informations disponibles, mais nous ignorons bien souvent comment y accéder. Les contes sont porteurs d’un modèle de synchronicités actives, en comprendre le fonctionnement peut nous permettre de reproduire ses expériences, en nous appuyant sur des clés de sagesse. 

C’est parce que nous sommes dans l’attente d’une solution déterminante à une question essentielle que tout à coup il y a un alignement entre le monde du tout possible et notre réalité ! Comme le fils du meunier, dans le conte du Chat Botté, qui se retrouve sans héritage à la mort de son père. Ces situations en apparence « désespérées », nous obligent en quelque sorte à nous intéresser à notre grand rêve d’accomplissement, et à nous mettre en quête ! Alors la vie va nous donner des expériences spécifiques. Jean-Pascal Debailleul

Ecouter la sagesse des Contes, emprunter la Voie des Contes est une façon d’entrer dans cette dynamique et d’activer le processus pour vivre en grand la magie des synchronicités.  

 

 

Le grand jeu de l’écriture

 

 

Après la lecture d’un texte dans un groupe d’écriture,

 

 

souvent je fais faire ce que j’appelle un rappel :

en restant aussi près que vous le pouvez des mots exacts de ce qui a été dit et écrit, répétez un morceau du texte qui qui vous a paru fort.

Donnez des détails exacts : debout dans le champ, je me sentais plus seule qu’un corbeau. 

En plus de nous encourager à nous ouvrir et à accueillir ce qui a été dit, ce genre d’écoute attentive et sans jugement éveille des histoires et des images en nous. 

En écoutant de cette manière, on devient un miroir clair qui reflète la réalité, la nôtre et celle autour de nous.

Nathalie Goldberg, Les Italiques Jubilatoires

 

Je suis l’Espace

Photo Mark Dumbleton

 

Je ne suis ni mes pensées ni mes émotions ni mes perceptions sensorielles.

Je ne suis pas le contenu de ma vie.

Je suis l’espace dans lequel toutes ces choses s’inscrivent. 

Cette citation d’Eckhart Tolle me porte et me transporte depuis quelques jours.

Est-ce possible que la vie, cela soit aussi simple que ça ?

 

 

 

Je veux dire par là que, si je suis d’accord de ne pas être, ni mes pensées ni mes émotions ni mes perceptions sensorielles, si je cesse de m’identifier à tout cela, alors je comprends que la vie puisse se vivre simplement.

Sans drame.

Le contenu est une illusion, un rêve. Nous rêvons et nous croyons être les multiples facettes rencontrées dans ce rêve. Alors que nous sommes l’Espace dans lequel nos rêves s’inscrivent.

Quelle beauté !

Je veux dire par là, quelle Joie immense cela doit être de réaliser que, qui nous sommes réellement, c’est cette page blanche, ce champ de possibles, cette matrice qui accueille sans jugement.

Quelle liberté aussi !

Soudain, la vie m’apparaît avec plus de légèreté que jamais. C’est donc cela, ce vers quoi diriger mes pas, sans vouloir, gentiment, sans attente, en toute confiance.

Je comprends mieux combien il est précieux de ne pas chercher à obtenir un résultat, ne pas chercher à réussir, ou ne pas chercher à ne pas échouer.

Quand je peins, quand j’écris, ce n’est pas ma production qui importe. Il n’y a rien à authentifier, prouver, justifier.

Ce qui compte vraiment, c’est cette première fois, qui se renouvelle à chaque instant.

Lorsque je peins, je ressens très fort cette ouverture, cette possibilité d’un éternel recommencement avec… la même toile.

J’aime peindre. J’aime vivre !

 

La mort de la face B

La fin de l’été, Acrylique, PLH

Lu dans le journal Le Monde : La soupe au flow, signé Clara Georges.

Qui s’interroge : Comment en suis-je arrivée là ? Ou, plutôt, qui suis-je , Quel étrange moulage de ma personne me renvoie l’algorithme ? 

Ringarde des années 80, mère au bord de la crise de nerfs, reine du fitness et du quinoa…

 

En y réfléchissant, avec un tel zapping, un Top 50 accéléré de sa vie, elle s’aperçoit, Clara, que cela ne lui déplaît pas. Qu’elle serait aujourd’hui bien incapable de se plonger dans un album qui autrefois lui paraissait trop court.

Son cerveau a muté. Sa pensée serpente par segments de 3 minutes. Il lui faut des tubes.

Musicalement, c’est un drame : la mort de la face B, la mort du temps mort et la mort du récit.

 

Humainement, ce n’est pas mieux : elle se fragmente.

Serait-elle bientôt incapable de lire une nouvelle sans s’interrompre pour actualiser ses mails, d’écrire des articles de plus de 140 signes, ou de passer une journée dont chaque heure ne soit pas découpée par activité dans son agenda ?

 

 

 

 

Elle se demande, Clara, s’il n’est pas possible de s’accrocher à une bouée : les plates-formes en ligne sont peut-être en train d’inventer une nouvelle langue ?

Les morceaux de nous qu’elles diffusent selon un calcul mathématique seraient comme des associations libres sur un divan de psychanalyste.

Peut-être.

Mais peut-être aussi que les calculs signent la fin de l’individu. Un être humain que rien ne pouvait diviser, un être humain souverain.

Voici le règne du dividu, pauvres de nous. A moins que…

Que dans un sursaut de lucidité, nous soyons encore capables de sauter hors de la marmite dans laquelle nous mijotons.

Que nous ayons le goût de la vie suffisamment chevillé au corps que pour dire non à la disparition, à petit feu, de notre humanité.

Et oui, oui à tous les chemins de traverse, les sentiers secrets, les itinéraires les moins fréquentés, ceux sur lesquels nous nous sentons pleinement présents aux moments présents de notre existence.

Car c’est inscrits dans ce temps là que nous pouvons déguster le passage du temps et en faire notre miel.

 

 

L’Art qui relie 2017-2018

L’Atelier des M.O.T.S. vous invite à la pratique, individuelle et/ou en groupe, de L’ART QUI RELIE ©


Reliance de l’humain, divisé intérieurement, à l’Etre.

 

De  notre découragement face au monde tel qu’il est à l’engagement créatif  et l’inspiration pour un Art de vivre vaste, joyeux, paisible… 

 

De nos coeurs à nos mains et inversement pour faire émerger ensemble une Conscience et un élan d’Amour.

 

EN SAVOIR PLUS :  L’Art qui relie ©

Le signe totem

La carte du Tendre, Toile acrylique, PLH

L’Art-Grapho-Symbolique convient aux personnes qui souhaitent développer leur intuition et élargir leur vision. 

C’est la graphothérapeute Dominique Vaudoiset qui a créé cette approche originale de l’écriture.

Vous la pratiquerez en individuel, sur rendez-vous  tout au long de l’année 2017-2018 et/ou en groupe à la demande. Une journée est prévue le 27 septembre 2017, de 10 à 17 h.

 

 

 

 

L’ART QUI RELIE ©
Au programme : l’écriture d’une lettre à la personne de votre choix. Cette lettre n’est pas envoyée. Elle nous sert de support pour rechercher votre signe-totem.

Le signe-totem est ce qui rend unique votre écriture. Il se reproduit dans n’importe quelle partie de votre texte manuscrit et fonctionne comme un hologramme, contenant en lui-même votre histoire inconsciente.

Lorsque vous aurez identifié votre signe-totem, vous apprendrez ensuite à modifier en conscience votre manière de former certaines lettres.

Ce changement vous dégage de formes appartenant au passé.

Contact     

 

EN SAVOIR PLUS :  L’Art qui relie ©